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Serena Williams, Nick Kyrgios…leur casque fait jaser

L’ancienne joueuse Martina Navratilova trouve « irrespectueuse » l’habitude qu’ont certains joueurs de pénétrer sur le court avec un casque vissé sur la tête. Une habitude qui arrange bien la marque Beats.

Nick Kyrgios Beats - Carine06 - juin 2015 CR

Nick Kyrgios en juin 2015 – CC Carine06

Depuis le début de Wimbledon, plusieurs joueurs et joueuses portent un casque sur la tête lorsqu’ils accèdent au court. Peut-être que devant votre télé, vous avez remarqué ce détail. Peut-être bien que pour vous, ça n’est pas un problème, de voir Serena Williams ou Nick Kyrgios avec des écouteurs (Beats by Dre, pour ne pas les citer) sur les oreilles au moment où ils débarquent sur le terrain.

Sachez alors que c’en est un pour l’Américaine Martina Navratilova. Mardi, lors du quart de finale entre Williams et Azarenka, l’ancienne joueuse a été invitée à réagir aux micros de la BBC sur cette tendance à franchir le court avec de la musique plein les tympans.

 « C’est une habitude qu’ont plusieurs joueurs et je pense juste que c’est un manque de respect envers le match et envers les spectateurs, estime la nonuple vainqueur de Wimbledon. Vous arrivez sur le court, le but c’est d’entrer en contact avec le public, pas de s’en couper. Je pense que c’est inutile d’écouter de la musique dix secondes de plus », a reproché l’ancienne tenniswoman.

Alors, mauvaise habitude ou conflit de générations ? Journalistes, anciens joueurs ou fans…dans la soirée, le débat a passionné les observateurs du tennis. Beaucoup ont trouvé exagérée la remarque de Martina Navratilova, estimant qu’il fallait laisser aux joueurs la possibilité d’être eux-mêmes au moment d’entrer sur le court. Sur les réseaux sociaux, certains voient cette habitude d’écouter de la musique comme une façon de se motiver, de se mettre dans le bain du match.

Certains fans admettent même que souvent, ils ne remarquent même pas ce détail car ils ne surveillent même pas l’arrivée des joueurs :

« C’est du placement de produit ! »

Egalement invitée dans l’émission, sa compatriote et ancienne joueuse Pam Shriver a tempéré : « Je pense qu’on doit leur laisser la possibilité d’écouter leur musique, mais uniquement jusqu’à ce qu’ils franchissent la porte du court. Ensuite, désolée, mais c’est terminé. » Pour la finaliste de l’US Open 1978, beaucoup de joueurs sont sponsorisés par des marques de casques et d’écouteurs pour les porter et cela explique cette tendance. C’est aussi ce que pense ce twitto :

Traduction :

« Apparemment, il y a une controverse sur le fait que Serena et Azarenka pénètrent sur le court un casque sur les oreilles. On appelle ça du placement de produit ! »

Parmi les différents tennismen choisis par Beats, le choix de Serena pour représenter la marque américaine semble assez conventionnel et logique. Mais l’exemple le plus intéressant, c’est sans doute Nick Kyrgios. Symbole de la rébellion face aux règles strictes du tennis et encore plus de Wimbledon, Nick Kyrgios a été choisi comme ambassadeur de Beats. Dans un spot de la marque diffusé sur le net avant le début le tournoi, une voix off égrène les règles de Wimbledon à ne pas transgresser. « No audible obscenities », pas d’obscénités audibles, « no racket throw », pas de jet de raquette. On voit alors Nick Kyrgios himself enfreindre ces règles.

Ces règles, il y dérogera de nouveau quelques jours plus tard, sur le court cette fois, pendant sa campagne 2015. Milos Raonic s’en souvient. Quoiqu’il en soit, grâce à Nick Kyrgios, le modèle Beats Mixr Neon Pink, n’a jamais été autant vu.