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Jouer une exhibition le 1er janvier, quel intéret ?

Six des meilleurs joueurs lancent depuis 2009 leur saison à Abou Dabi, lors du Mubadala World Tennis Championship, une exhibition sans enjeu sportif. A quoi ça sert ?

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Novak Djokovic a remporté trois fois le tournoi – CC @MubadalaTennis

Les fêtes sont bientôt terminées. On prépare la rentrée. Amateurs de tennis, on consulte aussi le nouveau calendrier ATP 2015. D’après le tableau, le circuit masculin reprend le 4 janvier, avec le tournoi de Brisbane. En réalité, le tennis reprend ses marques quelques jours plus tôt. Pour quelques joueurs, la rentrée a lieu le premier jour de l’année. Depuis 2009, six des meilleurs tennismen de la planète se retrouvent fin décembre ou début janvier à Abou Dabi, aux Emirats Arabes Unis, pour le Mubadala World Tennis Championship.

D’une durée de trois jours, le tournoi exhibition a été crée pour « promouvoir le tennis au Moyen-Orient ». Financé au départ par Flash, IMG et Capitala, l’évènement avait comme ambition de créer un évènement de grande ampleur pour développer le tennis dans la région. Pas une surprise, le tournoi attire chaque année de nombreuses entreprises, qui invitent leurs clients où installent leur propre stand. Autour du tournoi se déroulent des animations comme la Community Cup, où les amateurs se disputent l’opportunité de rencontrer le top du tennis mondial. Certes, le Mubadala World Tennis Championship ne revêt aucun enjeu et semble être une bonne affaire de gros sous. Mais l’intérêt sportif n’est pas fictif.

Comment ça marche ?

Le Mubadala World Tennis Championship accueille six participants, qui se mesurent lors de matches à élimination directe. Les deux têtes de série (Novak Djokovic et Rafael Nadal cette année, NDLR), parviennent directement en demi-finale. Les quatre autres joueurs se disputent en quarts le droit de les affronter dans le dernier carré.

Premier tournoi en simple de l’année, il permet aux joueurs de retrouver des automatismes sur dur avant leur premier gros test. Après Abou Dabi, ils s’envoleront pour le tournoi de Brisbane, véritable lancement de la saison ATP. Quelques semaines plus tard, dès le 19 janvier, le point d’orgue sera l’Open d’Australie, le premier tournoi du Grand Chelem de l’année. « 2014 fut une année spéciale pour moi, puisque j’ai remporté mon premier tournoi du Grand Chelem, explique Stan Wawrinka. Tout a commencé à Abou Dabi, donc revenir en 2015 fut une décision facile à prendre. »

Si on exclut l’IPTL et la Coupe Davis, les joueurs ont passé six semaines hors des courts depuis la fin de la saison. Les entraînements ont beau être quotidiens, après la trêve, l’important est de se confronter au top 3 mondial. « On ne s’améliore qu’en se testant face aux plus forts », justifie Andy Murray, qui a remporté la première édition. Petit bonus pour convaincre les réticents, le vainqueur repart avec un joli pactole, la somme rondelette de 250 000 dollars, soit 185 000 euros, sympa pour les étrennes. Depuis sa création, le tableau tient ses promesses. Le recordman de participations est Rafael Nadal, qui a lancé 6 fois sur 7 sa saison au Moyen-Orient, pour deux victoires. Autre invité de marque, Novak Djokovic concourt depuis trois ans et est invaincu en finale. Efficacité. Quant à Roger Federer, il a répondu présent trois fois depuis 2009. Cette année, le tableau est relevé avec quatre joueurs du top 10 : le numéro un mondial, Novak Djokovic, mais aussi Rafael Nadal – pour son grand retour sur le circuit – Stanislas Wawrinka et Andy Murray. Les deux derniers de la liste, Nicolas Almagro et Feliciano Lopez, remplacent Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, au repos.

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