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Eugenie Bouchard contre la Fédération américaine : l’USTA réplique

Après les accusations de négligence d’Eugenie Bouchard envers la Fédération américaine suite à sa chute à l’US Open, l’instance réplique. L’USTA reproche à la joueuse d’avoir contourné les règles de sécurité. Une affaire qui continue de faire du bruit.

Crédits : Edwin Martinez

Crédits : Edwin Martinez

Les avocats de la Fédération américaine de tennis (USTA) rejettent en bloc les accusations de négligence qu’Eugenie Bouchard leur avait porté il y a quelques semaines, suite à sa chute dans les vestiaires de l’US Open en septembre dernier. Cet accident avait causé la fin de saison prématurée de la jeune athlète. Cette semaine, la réponse de l’USTA ne semble être que le premier rebond de l’affaire.

Que demandait Eugenie Bouchard ?

En octobre, la numéro un canadienne exigeait des dommages et intérêts à la justice américaine, suite à sa chute dans une salle de physiothérapie (et non dans les vestiaires, comme on a pu le lire dans plusieurs articles) de l’US Open. Cette chute serait due à une glissade sur une surface «glissante, inconnue et dangereuse », qui aurait été, selon l’avocat de Bouchard, utilisée pour nettoyer le sol de la salle durant la nuit. Or, Bouchard est entrée dans cette salle après un match double fini tardivement. En compensation d’une perte de revenus liée à sa condition, la joueuse demanderait, selon le quotidien canadien La Presse, la somme de 150 000 dollars. Au moment de l’événement, elle occupait le 25e rang mondial. Au 17 novembre, elle est désormais classée 48e.

Pourquoi l’USTA rejette les arguments de la joueuse?

Pour la canadienne, l’USTA a fait preuve d’« imprudence, de négligence » et de wanton and wilful disregard, ce que l’on pourrait traduire comme un manquement délibéré à la sécurité. Selon elle, l’USTA n’a pas réussi à lui fournir un vestiaire sûr et convenable, parce qu’elle n’a pas réussi à tenir cet endroit propre. Pourtant, en une réponse de 16 pages,  la Fédération américaine de tennis affirme que Bouchard n’aurait pas du être dans la salle de physiothérapie de l’US Open sans l’accord d’un responsable. De plus, elle a refusé toute assistance médicale suite à sa chute. Le premier point est important. L’usage de ces salles est en effet réglementé, mais les joueurs peuvent y avoir accès sur demande, avec le consentement et l’accompagnement du personnel autorisé.

Pour l’instance américaine, Bouchard connaissait trop bien la procédure à l’US Open, et sur le reste du circuit, pour jouer l’ingénue aujourd’hui, et savait donc très bien, par conséquent, ce qu’elle faisait. D’autre part, l’USTA admet ne pas avoir les éléments nécessaires pour savoir si les dommages occasionnés représentent plus de 75 000 dollars. Selon la fédération, la salle de physiothérapie n’est jamais complètement noire et toujours éclairée de manière tamisée, même quand l’interrupteur est sur off. L’ambiance Nature et Découvertes de la salle de physio aurait donc du pouvoir empêcher la blessure de la star du tennis canadien.

Après les arguments de la base de l’USTA, celle-ci a souhaité ajouter une petite pique, pointant le fait que l’activité d’Eugenie Bouchard sur les réseaux sociaux semble incohérente avec sa condition physique. Font-ils référence à sa récente obtention du permis de conduire ?

Sur quoi les deux parties sont d’accord ?

Il fallait bien quelques points de convergence. Entre quelques concessions minimes de l’USTA, les deux parties demandent un procès devant un jury. À défaut de rejouer sur le court, Eugenie va donc bientôt se confronter à un adversaire de poids…en cour.