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A la recherche du parapluie idéal pour Roland Garros

Exit les têtes de série, le parapluie est la vedette de Roland-Garros depuis le début de la deuxième semaine. Lequel amener dans les travées du tournoi parisien sans vous tromper ? Lignes de fond a enquêté.

Parapluie court Philippe-Chatrier - Crédits Yann Caradec Flickr

Des spectateurs du court Philippe-Chatrier (Crédits – Flickr – Yann Caradec)

En cochant une date sur l’agenda de la quinzaine du tournoi, les spectateurs prient pour ne pas avoir à l’amener, cet encombrant camarade de galère : le parapluie. Mais quand la pluie torrentielle s’en mêle, il faut s’y résoudre. Des fabricants nous aident à faire notre choix de pébroques à amener à Roland Garros.

L’importance des baleines

Les parapluies Simon (rien à voir avec Gilles, ndlr) existent depuis 1897. Quel est selon eux, le parapluie idéal à amener sur le Chatrier ? « Ceux qui sont à Roland-Garros sont très bien, une bonne couvrance, un très bon montage, ils sont parfaits ! », s’exclame Paula, employée de la maison. Paula parle des élégants pépins aux couleurs du tournoi, et penche donc pour l’opaque, au détriment du transparent.

Autre son de cloche du côté de chez Pep’s, installé dans le Sentier depuis les années 60, qui répare et vend ombrelles et parapluies : « Les transparents, c’est très bien. Les meilleurs sont les parapluies Pep’s, français et pas chers ! » . La réclame passée, il donne son œil d’expert : « C’est un choix, mais dans l’idéal, il faut prendre un parapluie avec beaucoup de baleines, 8 ou 10, pour qu’il ne se retourne pas, et résiste mieux aux bourrasques des courts » et ajoute « Pensez à vos voisins, prenez une taille standard, pas un parapluie de golf, il vont être coincés contre vous, c’est trop grand ». Les parapluies de golf, plus grands, vous permettent un beau confort, mais laisseront vos voisins mouillés jusqu’à l’os, sous la gouttière, et vous ne vous ferez donc pas d’amis dans les travées, ce qui serait dommage, déjà que la quinzaine n’est pas des plus réjouissantes.

La finition téflon, le petit plus incontournable

Le côté discret est au cœur des préoccupations : qui voudrait d’un parapluie qui claque bruyamment à l’ouverture ? « Le mieux, c’est une ouverture souple, manuelle, avec un montage anglais, traditionnel, où le mat et la poignée sont d’un même morceau de bois ». Pour Dominique Vaux, des parapluies Pierre Vaux, « dans le choix des mécanismes, il y a deux types de clients, ceux qui veulent un parapluie qui claque, qui s’ouvre franchement, et ceux qui veulent de la souplesse. Pour le nombre de fois qu’on l’ouvre à Roland Garros, il faut avant tout de la solidité, et plus il est grand, plus il est fragile, avec une plus grande prise au vent ».

La taille, oui, la souplesse, certes, mais que préfère-t-on chez un parapluie porte d’Auteuil ? Qu’il ne goutte pas lorsque l’on se déplace dans les travées, où qu’on le pose dans une boutique, en tentant un énième concours entre deux chargeurs à énergie solaire. Il doit donc sécher rapidement « Du polyester, ca sèche vite ! » pour Thierry, de chez Pep’s. Et il y a même mieux, des tissus hydrophobes « l‘eau perle dessus, avec une finition téflon, quand vous secouez il sèche en instantanément, d’un simple revers l’eau coule, (…) théoriquement, c’est un peu plus cher. » pour Dominique Vaux.

Notre choix est donc quasiment fait. Reste l’épineuse question de la couleur.  » Les clairs vieillissent plus vite, mais vous avez moins chaud dessous ». Pas faux,Thierry, de chez Pep’s. Pourquoi ne pas miser sur l’ocre, pour un camouflage efficace. Pour les derniers réfractaires aux inimitables parapluies, il ne reste qu’une option…mais adieu l’élégance.

Crédits : Yann Caradec (CC Flickr)

Crédits : Yann Caradec (CC Flickr)