728 x 90

Llodra prend sa retraite : ses cinq plus beaux exploits à Bercy

Michael Llodra a annoncé hier sa fin de carrière, en marge du BNP Paribas Masters. C’est l’occasion de revenir sur ses plus beaux matchs en simple à Bercy.

Llodra retraite Bercy 2015 - Pierre LaurentA 35 ans, le corps en vrac mais le sourire aux lèvres, Michaël Llodra a annoncé le 5 novembre la fin de sa carrière professionnelle. Sur le circuit, la nouvelle n’a pris personne à contrepied sachant que le Parisien n’a pas joué en tournoi ATP depuis l’US Open 2014 en raison d’une épaule gauche douloureuse. Vainqueur de cinq tournois en simple dont le Masters 500 de Rotterdam, le sémillant volleyeur a également remporté trois titres du Grand Chelem en double messieurs aux côtés de Fabrice Santoro et Arnaud Clément. Mais c’est à Bercy, de son propre aveu, que Michaël Llodra a accompli ses plus beaux exploits…

Novak Djokovic, demi-finale en 2010

Cette année-là, la surface est particulièrement rapide à Bercy. Llodra, du haut de son mètre quatre-vingt onze, se déchaîne sous les yeux de ses proches. Intraitable au service, son revers slicé fuse et ses volées sont tranchantes. Troisième mondial à l’époque, Djokovic subit la malice et le jeu vers l’avant du Parisien, qui fait tout pour éviter les duels usants en fond de court. Après un premier set accroché, qu’il remporte au tie-break (7-2), le sémillant gaucher s’envole dans le second set, pendant lequel il breake à deux reprises un Serbe médusé mais fair-play. Après le match, le fils de Llodra descendra sur le court et finira dans les bras de son héros de papa. Joli.

Juan Martin Del Potro, huitièmes de finale en 2012

Redescendu à la 121e place au classement ATP, Michaël Llodra n’est ni un favori, ni un outsider lors de cette édition 2012. Et ce en dépit d’une belle victoire au tour précédent contre le géant américain John Isner… Mais tel le Phénix, qui renaît toujours de ses cendres, le Parisien surprend le redoutable Juan Martin Del Potro, alors septième mondial. Dominé physiquement en fond de court, Llodra s’arc-boute sur ses meilleures armes : son service, sa volée, ses volées et… son bluff. Décontenancé par le jeu tout en faux rythme du Français, Del Potro ne trouve jamais ses repères et, plus surprenant, se fait agresser sur son service. Renvoyé à ses propres lacunes tactiques, l’Argentin est dominé 6-4 6-3, tel un General Grievous un peu lourdaud face à la virtuosité d’Obi-Wan Kenobi…

Nikolay Davydenko, quart de finale en 2010

Marathonien du fond de court, excellent retourneur et habile passeur, Davydenko avait tout, ce soir-là, pour calmer les ardeurs offensives de Michaël Llodra. D’autant que le Russe sortait de cinq années consécutives achevées dans le top 6, soit de 2005 à 2009. Mais comme toujours devant son public, le volleyeur a su servir avec aplomb pour empêcher Davydenko de reprendre confiance, lui qui revenait d’une blessure assez sérieuse au poignet. Intraitable sur son engagement, Llodra finit même par dominer les échanges de fond de court. Le verdict est sec comme une volée de revers bien tranchante : 7-5 6-1. Cette année-là, l’arrivée des joueurs avait eu lieu dans une ambiance très… James Bond.

Robin Söderling, demi-finale en 2010

Un souvenir doux-amer. Défait par Robin Söderling – qui remportera le tournoi face à Gaël Monfils dans la foulée -, Michaël Llodra conserve un beau souvenir de ce match. On ne peut lui donner tort : il y a sûrement joué le meilleur tennis de sa carrière… Au meilleur de ses facultés, le gaucher multiplie les exploits à la volée, sert le plomb, s’accroche en fond de court mais finit par céder, de justesse, face à la puissance du Suédois. Sauvant trois balles de match avec un brin de réussite, Söderling l’emporte finalement 6-7 7-5 7-6 en 2h49 au terme d’un duel passionnant. Un point, juste un point pour résumer ce duel joué dans la folle chaleur de Bercy.

John Isner, deuxième tour en 2010

Après un premier tour tranquille face au terrien italien Potito Starace, Michaël Llodra arrive sans grand repères face à John Isner, alors onzième mondial. Relanceur moyen mais énorme serveur, l’Américain de 2m08 avait ce jour-là des allures d’Everest pour Llodra, alors redescendu à la 121ème place mondiale. Mais dans l’ombre, le Français a su repasser par le circuit Challenger pour se reconstruire un tennis vif, explosif et inspiré… Cela donne un match engagé, agressif et plein. Dominé tactiquement de bout en bout.

2 commentaires