728 x 90

Mais pourquoi Benoît Paire n’aime t-il pas le service à la cuillère ?

TRIBUNE – Cette semaine, lors d’une interview, Benoît Paire a été expliqué son aversion pour le fameux service à la cuillère. Il n’en fallait pas plus pour énerver notre chroniqueur, Stéphane, a.k.a @servicecuillere sur Twitter.

Benoit Paire - CC Carine 06 - Juin 2013

Loin des étapes automnales du circuit ATP à Vienne et Stockholm, le monde des challengers trouvait cette semaine refuge à Brest. Alors que je parcourais Twitter à l’affut d’une nouvelle blague, voilà que survint le drame. Tout commence par une bombe, lancée par le journaliste tennis sur RMC, Eric Salliot :

Replaçons cela dans son contexte : Benoît Paire vient de battre le Toulousain Sadio Doumbia, issu des qualifications, sur le score tranquille de 6-2 6-4 . Durant ce match, Doumbia servit deux fois à la cuillère. LE fameux service à la cuillère. Ce qui irrita passablement le nouveau 24ème mondial :

Ma réaction sur twitter, moi-même @servicecuillere, est remplie de tristesse :

Alors voilà. Une question.

POURQUOI BENOIT ? POURQUOI ? POURQUOI TU ME FAIS CA ? POURQUOI TU ME FAIS CA A MOI ?

Oui à moi, @servicecuillere sur Twitter, où l’on parle tennis et à la fois histoire, anecdotes, infos insolites et décalées, culture… Comme ce coup de maître de Michael Chang à Roland Garros en 1989, contre Ivan Lendl, triple-vainqueur porte d’Auteuil :

Cette inspiration géniale a traversé les époques modernes, parce qu’elle illustre toute l’audace, l’originalité, l’inspiration, la nonchalance aussi, mais surtout, la créativité et l’improvisation nécessaires pour triompher d’un numéro un mondial.

Le gamin n’a que 17 ans. Perclu de crampes, il réussit le passing qui suit. Plus grand exploit encore, il fait rire Enrico Macias (s’il vous plaît !). Enfin, pour la petite histoire, Chang gagnera ce huitièmes de finale…et remportera le tournoi.

Dans ce monde du tennis si policé certains diront même monotone – où le jeu s’est uniformisé avec le ralentissement des surfaces et la prédominance du dur extérieur, où les volleyeurs ont laissé leur place à de gros frappeurs de fond de court, le service à la cuillère reste encore CE COUP insolite qui fait passer d’un match quelconque à un match « TU AS VU ? IL A SERVI A LA CUILLERE ! »

Alors Benoît, tu es né en 1989, l’année du service à la cuillère du Michael Chang. Et le tennis a besoin de joueurs plein de folie comme toi. Il a besoin de joueurs fantasques. Il a besoin d’adeptes d’amorties rétro et d’autres coups spectaculaires comme ce lob entre les jambes que tu as réalisé à Auckland. Le tennis manque de folie, de profils atypiques…

Enterrons la hâche de guerre, Ben.

Et tente un service à la cuillère l’année prochaine, sur ta balle de match, en finale de Roland-Garros.

Stéphane
Stéphane
AUTHOR
PROFIL