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Cinq anecdotes sur Arantxa Sanchez-Vicario, triple vainqueur à Roland-Garros

Considérée comme l’une des meilleures joueuses des années 1990, parfois à l’ombre de Monica Seles ou Steffi Graf, Arantxa Sanchez-Vicario a marqué l’histoire du tennis espagnol.

Arantxa Sanchez-Vicario - Capture CNN

Retraitée des cours depuis 2002, Arantxa Sanchez-Vicario n’a pour autant pas quitté le monde du tennis. Capitaine de l’équipe d’Espagne de Fed Cup de 2012 à 2015, Arantxa Sanchez-Vicario est aujourd’hui directrice du tournoi féminin de Barcelone. Dans cet article, nous retenons cinq anecdotes sur la joueuse, qui a marqué le tennis ibérique. L’émission Open Court de notre partenaire CNN International a également rencontré la joueuse. Ci-dessous, elle revient en compagnie de Pat Cash sur les moments forts de sa carrière et donne son sentiment sur l’avenir du tennis espagnol.

1 – La fratrie Sanchez, le tennis dans le sang

Arantxa Sanchez-Vicario vient d’une famille de joueurs de tennis : Emilio (7e mondial en simple, n°1 en double), Javier (23ème en simple, 9ème en double). L’histoire aurait pu être autre, puisque la fratrie Sanchez était plutôt impliquée dans la natation. Quand leur père réalisa la popularité croissante du tennis, les enfants suivirent, avec le succès puis les problèmes qu’on connaît.

2 – « Appelez-moi Arantxa Sanchez-Vicario »

Après avoir remporté son premier tournoi du Grand Chelem, Arantxa Sanchez décide d’accoler à son nom celui de sa mère, Vicario, afin de lui rendre hommage et de se distinguer de ses homonymes, Sanchez étant un nom très commun en Espagne. Depuis, la brouille familiale est passée par là et les relations d’Arantxa et sa mère ne sont pas au beau fixe. Cette dernière n’a pas soutenu sa fille quand elle a accusé sa famille de l’avoir escroquée et a au contraire pointé la supposée ingratitude de sa progéniture, rappelant avoir sacrifié sa vie de famille et ses fils pour la soutenir tout au long de sa carrière.

3 – Roland-Garros, son Grand Chelem de prédilection

Si ses gains se sont volatilisés, son palmarès reste. Joueuse précoce, Arantxa Sanchez-Vicario fut en son temps la plus jeune vainqueur de Roland Garros en 1989, à 17 ans. Cette année-là, elle réalise l’exploit de battre Steffi Graf, auteur du « Grand Chelem d’or » l’année précédente et quasi invincible. En 1990, ce record de précocité sera battu par une certaine Monica Seles. Par la suite, elle remportera de nouveau Roland Garros en 1994 et 1998. Le tournoi parisien reste son Grand Chelem de prédilection : elle y a également joué trois finales, quatre demi-finales et trois quarts de finale en 17 participations. Un US Open, en 1994, complète ce palmarès.

4 – Un talent en simple…et en double

Numéro 1 mondiale en simple en 1995, Arantxa Sanchez-Vicario l’a été aussi en double en 1992. Elle excellait dans cette discipline qui lui a rapporté 6 titres du Grand Chelem. De manière étonnante, celui de Roland Garros lui a toujours échappé. Elle a également remporté 4 tournois majeurs en double mixte. Elle a en outre remporté cinq Fed Cup et quatre médailles olympiques : deux en simple, deux en double dames. Elle est d’ailleurs la seule joueuse à avoir disputé cinq olympiades, de Séoul 1988 à Athènes 2004.

5 – Accusée de fraude fiscale

45 millions d’euros. C’est ce qu’a gagné Arantxa Sanchez-Vicario au cours de sa carrière. Pourtant, il ne reste aujourd’hui plus rien. La raison en est obscure : accusée de fraude fiscale par le Trésor public espagnol, qui lui réclame plus de 3.5 millions d’euros, l’ancienne joueuse accuse sa famille, notamment son père et son frère Javier, de l’avoir ruinée, et ses parents de l’avoir empêchée de s’épanouir sur le plan personnel. En 2012, Arantxa porte plainte contre son père et son frère. Depuis, plusieurs accords amiables ont échoué, et l’ancienne triple vainqueur de Roland Garros a même été expulsée manu militari des funérailles de son père en février 2016. Cette histoire est relatée dans son autobiographie, publiée début 2012.

Arantxa Sanchez-Vicario a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du tennis espagnol : elle devient la première ibérique à devenir n°1 mondiale, hommes et femmes confondus. Depuis, elle a été rejointe par Carlos Moya, Juan-Carlos Ferrero et Rafael Nadal.

Virginie
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