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A Roland-Garros, rencontre avec les supporters belges

Aux qualifications de Roland-Garros, rencontre et discussion improvisée avec Pascal, du principal club de supporters de tennis belge, une association qui vient chaque année en masse pour soutenir les joueurs belges.

Pascal est responsable du comité des Belgian Tennis Fans

Dans les allées de Roland-Garros, impossible de le rater. Du jaune, du rouge, du noir, Pascal est aux couleurs de la Belgique. Armé de son sac à dos et de son appareil photo, il est le responsable du comité du club de supporters de tennis belge, les Belgian Tennis Fans.

Bonjour Pascal, pourquoi êtes-vous là aujourd’hui ?

Je représente le seul club de supporters belge, les Belgian Tennis Fans. Mes autres camarades sont également présents sur le tournoi. Nous sommes aussi le plus vieux. Nous avons été crée à la grande époque où Justine Hénin et Kim Clijsters jouaient encore. Aujourd’hui, nous nous déplaçons sur différents tournois, comme les tournois du Grand Chelem mais aussi les matchs de Coupe Davis et de Fed Cup.

Pourquoi assistez-vous aux qualifications de Roland-Garros ?

Les qualifications, c’est pour nous le moment où on peut vraiment aider les joueurs belges car il est difficile pour eux d’accéder au tableau final. Parfois, c’est même leur rêve, d’arriver à ce tableau là. C’est le cas cette année avec Arthur De Greef, qui s’est qualifié ce matin pour le tableau final de Roland-Garros ! Et ça tombe bien, il est notre nouveau parrain, il a pris le relais d’Olivier Rochus. Et là, tout de suite, on va aller voir Alison Van Uytvanck qui joue son dernier match.

Que pensez-vous des qualifications à Roland-Garros ?

Les qualifications, c’était mieux avant. On y assiste depuis dix ans. Malheureusement, de nos jours, on ne peut plus venir voir les entraînements en raison des problèmes de sécurité. Avant, on nous donnait un laisser-passer qui nous permettait d’y accéder. Mais cela n’est plus possible depuis les attentats. S’il y a un autre point négatif, aussi, c’est le prix du billet, car 20 euros, c’est cher. Là, par exemple, on paye 70 euros au lieu de 100 pour la semaine mais cela reste coûteux, si on y ajoute l’hôtel et le transport. On en a parlé avant-hier à Guy Forget, le directeur du tournoi, car on vient de loin. On lui a demandé s’il était possible de ne pas mettre les matches des Belges au même moment. Un effort a été fait hier, mais pas aujourd’hui. Pourtant, le tournoi sait que les Belges ne sont pas loin et qu’ils sont nombreux à venir encourager leurs joueurs.

Comment voyez-vous l’avenir du tennis belge ?

On a un avenir encourageant. On est en demi-finale en Coupe Davis. Et en Fed Cup, on a gagné en Roumanie (en février dernier, premier tour du World Group II, victoire 1-3, ndlr) . Même chose en Russie, en barrage pour accéder au World Group, fin avril, cette fois sans nos championnes, Yanina Wickmayer et Kristen Flipkens. Mais Elise Mertens a fait le travail (trois matchs remportés par la joueuse belge, ndlr). Notre club est aussi bien vu de la fédération belge, on apprécie la façon dont on encourage les joueurs. Bref, nous avons espoir en l’avenir.