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A la découverte de la régie du BNP Paribas Masters

Pour le BNP Paribas Masters, c’est l’année du renouveau. Une nouvelle enceinte…mais aussi nouveau show d’entrée des joueurs. Nous nous sommes plongés dans les coulisses de la réalisation de l’animation pré-match, qui promet au spectateur d’aller, dès la sortie des vestiaires, à la rencontre des joueurs.

La régie du BNP Paribas Masters - Crédits : Assia Hamdi

La régie du BNP Paribas Masters – Crédits : Assia Hamdi

« Je veux pas rater l’animation, dépêche-toi ». Voilà ce qu’on peut entendre avant les premières balles d’une rencontre, en se baladant dans les travées du BNP Paribas Masters. Lumières sur le court. Musique électro. Arrivée des joueurs. Cette animation, c’est déjà le début du match. C’est aussi ce qui fait la force du BNP Paribas Masters. Depuis 2008, l’équipe son et image fait travailler ses méninges et ses doigts sur les claviers pour mettre en scène l’arrivée sur le court. A l’occasion du BNP Paribas Masters, nous avons eu la chance de visiter la régie et de discuter avec les professionnels du son et de l’image.

Filmer les joueurs depuis les backstages

2015, c’est l’année du changement pour le BNP Paribas Masters. L’arène a fait peau neuve. L’arène a aussi un nouveau nom. Mais ça n’est pas la seule à avoir évolué. Cette année, le tournoi a décidé d’en finir avec la campagne « Tennis Indoorground », en place depuis 2011, et débute sa campagne « Tennis Augmenté ». L’objectif est simple : donner au spectateur la possibilité de voir le plus tôt possible ce qui se passe dans les coulisses avant le début du match. Cette transformation est marquée par l’arrêt de la vidéoprojection sur le court, qui faisait l’identité du tournoi depuis huit ans. « On a été le premier évènement au monde à proposer ça sur le show d’entrée, se réjouit Lionel Dubois, le responsable marketing et entertainment à la FFT. J’ai souhaité qu’on passe à autre chose. » Désormais, les joueurs sont filmés en amont, dès leur sortie des vestiaires. Sur le parcours, les caméramen doivent se faire le plus discrets possible. Même si parfois, il y a une partie que l’équipe ne maîtrise pas. « Filmer deux joueurs côte à côte, ça peut poser problème. Certains ne veulent même pas se regarder, d’autres ne veulent même pas se rapprocher. Il y a aussi des très grands joueurs qui sont spécialistes de la pause toilettes à la dernière seconde ».

Tunnel des joueurs - Assia Hamdi

Nouveauté de l’édition 2015, le tunnel des joueurs – Crédits : Assia Hamdi

Par ailleurs, les joueurs ne sont pas des acteurs. Avant un match, ils sont souvent très concentrés. Lionel et son équipe doivent aussi prendre ça en compte. « Il faut qu’on soit le moins dérangeant et qu’ils ne se posent aucune question. » Alors Lionel et son équipe ont créé des signaux pour qu’ils aillent vers des zones ciblées, comme le marquage au sol ou les moniteurs. « Une fois le joueur debout sur la petite croix blanche, on affiche ses statistiques les plus marquantes », comme un nombre d’aces marqués ou une statistique de service. Enfin, les protagonistes pénètrent sur le court par le biais du tunnel des joueurs, une sorte de tube noir illuminé « dont la forme hexagonale rappelle le logo du tournoi », précise Lionel Dubois.

Des professionnels du spectacle au service du tennis

Quelques étages plus haut, au-dessus des gradins, nous voici dans la régie, là où tout se passe, au dernier étage de l’AccorHotels Arena. De cette zone, on bénéficie d’une vue vertigineuse sur la rencontre. « La régie est organisée par corps de métier », nous précise Lionel Dubois. Parmi les personnages clés du spectacle, il y a Anne Laloy. « C’est la toppeuse. Son travail est de donner le top des différentes actions ».

Anne Laloy - topeuse BNP Paribas Masters

Crédits : Assia Hamdi

Tel un chef d’orchestre, Anne est concentrée sur le déroulé du match et sur ses machines. Elle commande les différents techniciens dans leur travail d’image et de son. En dehors des tournois, elle travaille depuis 1990 dans l’évènementiel au sens global : manifestations sportives, défilés, mais aussi remises de récompenses. En montant encore quelques marches, nous arrivons au sommet du POPB, où nous faisons la rencontre de Philippe Bégin, le DJ du tournoi. L’objectif, pour lui, c’est de partir d’une musique qui peut être un morceau commercial et de faire un travail de réadaptation.

Son BNP Paribas Masters - Assia Hamdi - 2

Crédits – Assia Hamdi

« La musique doit suivre le déroulement du show. Elle accompagne le tennisman, le rythme monte… et lorsque le joueur arrive sur le court, ça explose. » Bref, un véritable travail d’orfèvre. Le plus intéressant dans le profil de Philippe, c’est qu’il n’a aucun lien professionnel avec le domaine du tennis. Dans la vie, il travaille dans l’édition musicale. Albums d’électro, musiques de films, musiques de publicité, son activité est variée. « C’est son savoir-faire en musique qui nous a intéressé », justifie Lionel Dubois. Sa force, c’est aussi d’avoir fait « beaucoup de scène » et donc de pouvoir « comprendre les réactions du public ». Parfois, par exemple, des sons sont testés en début de tournoi. « Si le public réagit, en tapant des mains, on le laisse. Sinon, on peut décider d’en changer. »

En faisant évoluer sa formule, le BNP Paribas Masters propose aux spectateurs une expérience privilégiée, en leur montrant le plus tôt possible ce qu’ils ne voient pas en étant dans les gradins. Le joueur est mis dès le début au centre du match. Certes, le tournoi est aidé par sa position dans le calendrier, par les points à prendre pour le Masters de Londres et par la volonté de finir la saison sur une bonne note. Il n’empêche qu’en coulisses, tout est mis en scène pour faire monter l’intensité, pour mettre de l’ambiance et pour donner aux joueurs et aux spectateurs l’envie de rester….et de revenir l’année prochaine.

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